25.5.12

Actualité-Marionnettes en Chemins.

21 Mai-4 Juin 2012, Amiens.

Au coeur du projet, les Nadines.


Les Nadines ( ou Nadinettes) seront les personnages principaux de notre aventure Marionnettes En Chemins. Elles ont été construites l'été dernier à l'occasion d'un laboratoire du Collectif Grand Réservoir. Ces Nadines forment une sorte de club, spécialisé dans la lutte contre la morosité. Et en ce moment, la morosité est particulièrement présente, avec la crise, le dérèglement climatique, le saccage économique et surtout social de notre société, la disparition du minitel, la mort d'Eric Charden de Stone et Charden... Leur leitmotiv : Halte à la morosité, à la tristesse, à l'isolement, au repli sur soi ! Il faut que les gens se reparlent dans les villages, que dans les villes, les voisins de palier osent se demander service, que les gens retrouvent le goût de l'entraide et du plaisir d'être avec l'autre... Pour accomplir cette belle mission, elles ont l'habitude d'organiser toute sorte d'événements qui permettent aux gens de se réunir et de se rencontrer dans un cadre convivial et joyeux : des dîners, des randonnées, des thés dansants, des jeux dans la nature, des sorties culturelles, des jeux de cartes, des sorties au bowling...


Suite à une proposition du Tas de Sable - Ches Panses Vertes et du Théâtre Du Chevalet, elles ont décidé en assemblée générale de se lancer dans l'aventure et de relever le défi qui leur était proposé. A savoir, deux semaines durant, parcourir les routes de Picardie, organiser des soirées de spectacles originales, dont le réel objectif est de provoquer des rencontres. Puis dans un second temps, convaincre tous leurs spectateurs de venir le 3 juin à Noyon pour une journée de fête exceptionnelle sous le signe de l'optimisme et de le chaleur humaine. 

Les Cabarets marionnettiques 24 Mai- 1er Juin.


 Pour remplir cette mission, elles ont tout d'abord mis sur pied un cabaret , qu'elle vont tourner dans 5 communes différentes (Baboeuf, Venette, Saint-Gobain, Villers-Cotterêt et Allonville). Lors de ces soirées, le public sera accueilli par 3 Nadines délurées, hyper motivées pour que les gens se rencontrent et passent ensemble une soirée inoubliable. Après un pot d'accueil, elles diviseront le public en trois groupes pour les emmener voir un parcours de trois courts spectacles présentés dans des sites différents . Entre chaque forme, le public se retrouve un petit temps pour boire un coup et manger un petit quelque chose, échanger un peu, et puis hop, rebelotte ! A la fin de la soirée, elles inviteront officiellement le public à venir faire la fête le 3 juin à Noyon, pour rencontrer encore plus de gens et guincher sur le dance-floor !


 

La Kermesse et le Bal Marionnettique de Noyon, 3 Juin.


Le 3 juin, elles auront installé spécialement pour l'occasion une kermesse  de 16h à 19h  sur le parvis du théâtre du Chevalet, pour passer une douce après-midi avant d'aller s'éclater et se déboiter les hanches sur la piste ! La kermesse sera là aussi l'occasion de pousser les gens à se rencontrer et à lutter
contre la sinistrose ! Pour ce faire différents stands concoctés par leurs soins, avec l'aide d'habitants de Noyon qu'elles auront eu le plaisir de rencontrer pendant leur deux semaines en Picardie. Un stand "relooking" parce que quand on a pas la pêche, rien ne vaut une nouvelle peau ! Un stand défouloir, où il sera proposé de tabasser des minifinanciers, traders, économistes et autres contrôleurs fiscaux. Un stand tombola, parce que quand on veut le bonheur, il faut tenter sa chance ! Un stand mariage express, pour pouvoir se trouver un partenaire de vie en 3 minutes et rejeter la solitude, avec un homme, une femme, un ami, une voisine, peu importe pourvu qu'on ne soit plus seul ! Et puis pour le plaisir, une pêche à la ligne géante (avec 3 morues géantes et vivantes) et d'autres surprises complètement loufoques et déglinguées!!!
Et puis à 19h commencera le Bal Marionnettique. Elles embarqueront tout le monde dans la salle de réception pour se bouger les fesses et mettre à profit toutes ces belles rencontres sur la musique de la Brigade Circus. Venez nombreux!!


25.4.12

Uchroniks: Les Marionnettes au Déjeuner.

Bocage-Hallue, décembre 2011-Avril 2012.


Le Collectif Grand Réservoir accompagne la tournée du service de repas à domicile sur la communauté de communes Bocage-Hallue et joue, à l'heure du déjeuner, chez les bénéficiaires de ce service, des petites formes marionnettiques. Ces petites formes seront au ombre de trois, répartis entre Décembre 2011 et Avril 2012. Chaque forme, doit être relativement légère et adaptable dans n'importe quel intérieur.  Elle doit pouvoir se jouer sur une table et ne pas excéder 7 minutes. .

1- Mr Zuk attend l'Hiver- Décembre 2011.

La première création s'est déroulé fin Novembre avec Pierre et Mila. Après une petite semaine de création, la première session  de représentations chez l' habitant a eu lieu du 5 au 9 décembre dernier.
Mila  et Pierre T ont donc initié ce feuilleton en trois parties.


 






















" Après deux jours de répétition, nous avions créé le premier épisode des aventures de M. Zuk "M. Zuk attend l'hiver". Une petite fable douce de 8 minutes, où notre personnage principal se préparait à affronter les rigueurs de l'hiver. Malgré une petite appréhension le premier jour - car ce n'est pas évident de rentrer chez des inconnus, surtout quand ils ont entre 80 et 102 ans ! - nous avons vite trouvé notre rythme, et vécu cette expérience avec beaucoup de plaisir. C'est une aventure exceptionnelle, qui nous rappelle les raisons pour lesquelles nous avons choisit d'exercer ce métier, être au contact de l'autre (particulièrement celui qui a besoin de contact), raconter des histoires en toute humilité, et faire oublier quelques instants le quotidien et ses tracas. Après avoir joué une cinquantaine de fois dans la semaine, nous sommes repartis fatigués mais heureux d'avoir eu la chance de partager ces beaux moments d'humanité ! Et dans notre poche, des jolis souvenirs avec ces messieurs et ces mesdames d'un grand âge, leurs sourires, leur commentaires, l'odeur des nombreux cafés que nous avons bus avec eux, et le goût des madeleines, bonbons à la menthe et autres gâteaux secs !" 
Pierre T

 

2-Mr Zuk attend le Printemps- Fevrier 2012.

C'est Sarah et Cécile qui ont créé cette seconde forme. L'idée est de créer une suite au premier feuilleton présenté auprès des personnes bénéficiant du service de repas de la communauté de communes. Ces personnes ayant déjà rencontré Mr Zuk deux mois auparavant...



Petit retour de Sarah sur cette expérience :


"Marionnettes au déjeuner, c'est bizarrement un acte très compliqué dans un premier : rentrer chez des gens, dans leur intimité et puis dans le monde de la vieillesse aussi (pas toujours très gai). C' est compliqué parce que tu n'as pas envie d'être l'intrus qui s'impose. Et puis dans un deuxième temps, on se rend compte qu'en réalité c'est très simple, c'est même la base du théâtre : s'adresser vraiment à quelqu'un pour lui raconter quelque chose."
Sarah
















3-Mr Zuk attend l'été- Avril 2012.


Pour ce dernier épisode, Toztli et Laura viennent de passer 10 jours à Bocage- Hallue et ont créé " Zuk attendait l'été"





Toztli et moi avons passé une semaine magnifique avec « les vieux ». Apparemment ce n’est pas très politiquement correct de dire « les vieux », mais ils se disent tous d’être vieux et la plupart d’entre eux ont plus que 80 ans, du coup, les nommer comme « les jeunes », ca serait une offense. Moi, j’ai un énorme respect pour leur expérience de vie. Je respecte aussi  leur vivacité malgré leur âge, et c’est pour ca que je dis : « les vieux ». Je le dis avec tout mon amour. Ces beaux vieux sont incroyablement chaleureux, étranges, bizarres, adorables, aimables, solitaires, bavards, timides : ils sont présents, ils sont – humains.
L’expression « les personnes âgées » me plaît peu ; c’est une paire de mots qui n’a ni d’odeur ni de goût. Ces personnes, qu’on a eu le plaisir de rencontrer pendant cette semaine, elles ont certainement un goût, une odeur, une force malgré leur fragilité physique. Ces vieilles personnes sont tellement pleines de vie, que leur présence lucide a étreint mon âme à chaque rencontre.  La vie est présente dans leurs gestes imprécis, dans leur incapacité de se tenir débout tout seul. La vie est présente dans leur sourire, dans leur rire, dans leurs larmes visibles ou invisibles. La vie est en train de les quitter ou peut-être ce sont elles qui sont en train de quitter la vie; en tout cas c’est la beauté des couleurs de l’automne qu’on peut témoigner dans leur être. La vieillesse fait partie de la vie. C’est dommage qu’on l’oublie des fois.
On a passé une merveilleuse semaine avec « les vieux d’Elise ». Elise, la personne qui est responsable du portage des repas à domicile, est une dynamo, un chargeur sans piles, une batterie d’énergie solaire. J’admire beaucoup son travail, et j’admire son enthousiasme et son énergie avec lesquels elle fait son boulot tous les jours.
Pendant le weekend on a crée notre petite forme, la suite des aventures de Mr Zuck, au gîte de Beauval. On n’a pas travaillé au Tas de Sable, mais au gîte, car pendant les répétitions on avait un public dont le seul spectateur avait 102 ans et demi de moins que notre plus vieille spectatrice de la semaine suivante. James Tiosh, le fils de Toztli, a six mois et Marie-Antoinette a 103 ans. On peut dire que notre petite forme est certifiée tout public.
La semaine s’est déroulée sous la pluie. Malgré elle nous sommes sorties souriantes de chaque maison visitée (même après un rencontre avec l’équipe surexcitée de France 3 !). On a vu et entendu mille et une histoires ; on a vérifié les radios de Gisèle, on a échangé des tuyaux de Scrabble avec  Marie-Louise, on a écouté les tranches de vie de Lucette, l’ancienne concierge de l’église protestante d’Amiens, on a eu les bons conseils « comment trouver un mari dans les champs de betteraves », on vu d’innombrables photos (… « Et, elle, c’est mon arrière petite fille, Elina »). On a mangé des gâteaux, et on a goûté des chocolats.
Ces adorables vieilles personnes sont comme des oiseaux : fragiles et forts en même temps. Certains d’entre eux ont même cette apparence aérienne de fin de vie ; ils sont déjà presque prêts de s’envoler. Leurs ailes à cinq doigts sont des cartes de la Picardie d’antan. Dans cet épisode estival, Mr. Zuk a trouvé son amour, et nous, nous sommes tombées amoureuses de ces volatiles picards. C’est dans ces petits instants, dans ces moments insolites, que j’ai été fière de faire de la marionnette, de la marionnette spéciale dédicace à tous ces oiseaux domestiques ou sauvages.  Mais à la fin ce qui compte le plus, comme toujours dans un spectacle, comme toujours dans la vie, c’est qu’on volera tous ensemble.  
Laura

26.3.12

Uchroniks: Les Passagers- Bilan à mi parcours...

Corbie, Mars 2012.

 "...Ce sont en fait des "Passagères" que nous retrouvons environ toutes les trois semaines, à Corbie. Aucun des hommes rencontrés au sujet de cet atelier, même si l’un d’entre eux est venu pour un café la semaine suivante, n’a souhaité participer à l’aventure.
Laura et moi avons ouvert plein de portes, et ne nous sommes pas encore fixés d’objectif précis. Nous envisageons même de définir notre objectif par le bilan que nous pourrons dégager en juin. Notre point d’accord pour le moment, c’est de faire AVEC  eux, en écoutant là où sont leurs désirs, en partant de qui ils sont et en transformant leur savoir faire du quotidien (couturière, jardinier…) en un talent à utiliser.
A nous de voir, maintenant, par quoi nous commencerons, lundi, juste après avoir fait couler le café."

Ainsi se terminait, en guise de bilan, le compte rendu de la première journée de cette aventure, en novembre dernier, journée passée de lieux en lieues et de cafés en cafés. Aujourd’hui, cinq mois et six séances de travail plus tard…
Sylvie et sa fille Mégane, Annie, Françoise, Patricia, Sylvie, Sabine se retrouvent autour de Laura et moi, d’un café et de la marionnette, le lundi après midi. Peu d’entre elles  se connaissaient au début de cette année, et maintenant elles forment une bande de copines. Bénéficiant du « Pass Culture », elles se retrouvent parfois, en dehors du temps d’atelier, pour aller voir un spectacle.

Pendant les premières séances nous avons parlé de la marionnette, largement, autant sur le plan historique que culturel que technique ou esthétique. Nous avons amené des livres, des visuels, des objets et des marionnettes. Nous avons réellement « tenu » un café marionnettique. Et puis à force de regarder comment c’était fait, de s’amuser d’une marionnette toute simple, ou de d’étonner de la complexité technique d’une autre, de réaliser la diversité des matériaux que l’on peut utiliser, nous nous  sommes mis à construire tous ensemble.

Dès Janvier, nous sommes passés à la réalisation, elles se sont d’elles-mêmes réparties les tâches, l’une voulant essayer la sculpture, l’autre le modelage, la troisième détestant le contact de la mousse…. Et puis assez vite, elles ont proposé de travailler toute à la réalisation d’une  seule marionnette.  

Les passagères travaillent donc à la construction de cette marionnette, qui collecte des bouts d’elle-même séances après séances. L’atelier fonctionne de façon participative et collégiale avec les gens présents et, à tout moment, un ou une nouvelle passagère peuvent rejoindre le groupe.( Comme c'est arrivé en Mars dernier).
 
La marionnette construite est une marionnette sur table d’environ 70 centimètres de haut. La tête et les mains ont été sculptées en styrodur et papiétées. Le buste taillé dans de la mousse, les membres de bois articulés à la sangle et aux charnières. Un contrôle à la tête, un contrôle au buste. Il lui manque des cheveux, un costume. Pour ce faire, nous avons réfléchi à un âge, un personnage, nous l’avons regardé, fait des essais… Suite au prochain atelier.

Alors que cette marionnette va se finir doucement, un autre chantier a été ouvert. Autour de petits objets qu’elles affectionnent et que nous leur avons proposés d’apporter, chaque passagère construit aussi une petite marionnette. Le principe tout simple est de sculpter en styrodur une petite tête (d’environ la taille d’une noix ou d’un abricot) et de petites mains et de trouver comment les poser sur l’objet en question.Au bout du compte, nous pensons mettre en relation ces petites marionnettes et la grande. 
C’est au cours des dernières séances que nous nous pencherons sur la relation entre la grande et les petites. Ces séances seront aussi la dernière étape de l’atelier : manipuler. 




Maintenant, il ne nous reste plus qu’à nous retrouver quelques fois (encore trois séances) pour achever notre œuvre collective et à l’appréhender. Le point final de cet atelier aura lieu avec leur participation au spectacle "interterritorial et amoureux", et se verra sans aucun doute continué avec facilité l’année prochaine.
Prochaines dates les lundi 23 avril, 30 avril, et sans doute 7 mai.


Guillaume Hunout

22.3.12

Uckroniks: Bilan des interventions en milieu scolaire.

Villers-Bocage, Corbie, Mars 2012.


Les jeudi 15 et vendredi 16 Mars derniers, nous nous sommes rendus, Laura et moi, à Villers-Bocage et à Corbie, pour intervenir une première fois dans les établissements COLLÈGE LES COUDRIERS / rue de la Chapelle à VILLERS-BOCAGE, dans la classe de Sophie Michaux; à l’ECOLE PRIMAIRE / place du 11 novembre à VILLERS-BOCAGE, dans la classe de Michel Chardin ; et au COLLEGE EUGÈNE LEFEBVRE  / boulevard Camille Roland à CORBIE, dans la classe de Nicolas Sauvé.


Programme des deux jours :


Jeudi, 9h30-11h30: Collège de Villers, classe de Sophie. Nous sommes faces à un groupe d’ados lambda, des garçons timides, des garçons bavards, des filles avec des mèches qui rougissent (les filles, pas les mèches), des groupes de potes qui se déplacent toujours par quatre.
Jeudi, 14h00-16h00 : Ecole de Villers, classe de Michel. Ambiance incroyablement calme et tranquille. Michel tient dans sa main cette petite trentaine de dizainaires. Jolie petite école, soleil. Nous avons loisir d’occuper la salle polyvalente.
Vendredi 10h00-12h00 : Collège de Corbie, classe de Nicolas, en compagnie de Sandie. Un silence inattendu, un climat calme et respectueux et des  ados à l’écoute.



Corpus :
Dans les trois classes nous avons fait une brève présentation de la marionnette, équipés de celles que nous avions dans nos valises.
Petite conversation, petit exposé…
Quelques surprises de la part des petits (les primaires) qui d’emblée à la question « qu’est-ce que pour vous la marionnette ? » répondent : « alors c’est quelque chose d’inanimé que l’on manipule pour faire des personnages et raconter des histoires. Il y a différentes tailles de marionnettes. Et il y en a aussi de plusieurs sortent : avec des fils, des qu’on manipule par en dessous avec un bâton, d’autres qu’on met sur la main etc.…, et aussi des très très grandes d’une compagnie qui construit des machines et qu’on voit dans la rue … !!! »
Nous avions quelques idées, quelques pistes… nous les avons vérifiées :

Classe de Sophie : Nous avions un peu préparé la séance de concert avec Sophie. Nous avions émis l’hypothèse de repartir des écritures personnelles issues de l’atelier d’Alain. Avant notre arrivée, les collégiens s’étaient constitués en groupes autour de certains textes, sur lesquels ils ont choisi de travailler. Au final 6 textes et 6 groupes.
La préparation consistait à nommer le choix de texte et à le définir, à essayer de le lire comme n’importe quel texte (en le libérant de son contexte d’écriture parfois intime) et d’y appliquer quelques outils d’analyse. C’est à ce moment que nous sommes intervenus : ils nous ont accueillis en nous faisant, groupe après groupe, un petit exposé de présentation.
De là nous avons décidé de reprendre la lecture, en vérifiant pratiquement une attaque dramaturgique ou une option de mise en scène. Nous avons en fait essayé de mettre en lumière une énergie, une dynamique juste pour chaque texte, pour se poser plus tard la question du langage marionnettique qui répond le mieux à cette dynamique.
Nous sommes repartis en laissant une piste ou deux à chaque groupe, une consigne, un objectif pour la séance suivante.
Classe de Michel : Nous n’étions pas vraiment surs de vouloir utiliser les textes. Nous avions transmis une consigne à Michel : que chacun rapporte une bouteille en plastique (de toute marque, de toute silhouette, de toute taille). Notre objectif était de partir d’un objet aussi banal et quotidien qu’une bouteille en plastique et d’arriver à l’envisager autrement : comme un objet, voire comme un personnage.
Nous avons fait une série d’exercices et de jeux en tous genres (énergie, rythme, imagination…) pour faire connaissance avec le groupe, pour rencontrer ces enfants. Nous avons introduit les bouteilles comme des accessoires, puis comme des objets à manipuler.
Nous avons décidé, au regard de cette première séance, de ne pas construire de marionnettes, mais d'explorer la matière brut. Nous continuerons donc, avec eux, conscients de ce qui a marché sur cette première séance, d’explorer, de faire un atelier de pratique avec eux. La prochaine fois : papier.

Classe de Nicolas :
Nous avons mené une conversation simple autour de la marionnette, surtout autour des différents types de marionnette, avec petite démonstration à l’appui. Nous avons fait passer des marionnettes, de mains en mains et de table en table, dans un climat d’écoute assez impressionnant (nous étions, il est vrai, préparés à rencontrer un public plus agité).
Après une courte pause, nous avons quitté la table et nous sommes mis sur nos pieds. A partir de quelques exercices simples, nous avons essayé de comprendre, à partir de notre propre corps, les mécaniques du corps et les directions du regard. Puis nous avons appliqué ces observations à la manipulation, avec des marionnettes (sacs) de travail, sur table.
Il est clair que l’attention générale s’est re-concentrée avec la pratique concrète. Nous décidons donc leur proposer un atelier de construction. D’ailleurs, pour qu’ils se rendent compte de ce que cela peut être que de construire des marionnettes, et que d’autres personnes « néophytes » travaillent avec nous dans leur ville, nous les avons invités, le lundi suivant, à l’atelier des passagères.

 

Bilan :
Travailler avec des scolaires, ça fatigue !!!
Nous sommes cependant contents d’avoir rencontré ces trois classes, chacune agitée à la juste mesure de l’âge et du tonus de ses occupants. Leur enthousiasme, est assuré, et rassurant.
Nous avons un plan de travail adapté à chaque groupe qui nous semble adéquat et viable. Rendez vous mi mai pour voir l’aboutissement de ces quelques heures de travail.

Guillaume,
Le 18 Mars 2012

20.3.12

Uchroniks: Spectacle Interterritorial et Amoureux

Val de somme, Bocage-Hallue, Mars 2012.

Ci dessous, un petit synopsis du texte écrit par Alain Cofino Gomez suite aux rencontres qu'il a fait avec les habitants de la région Amienoise:

L'extraordinaire et (extrêmement) aventureux tout petit voyage au creux de la Somme
 
Un peu de Saint-Exupéry, une pincée de Jules Verne, un petit air désuet, une rigueur de zoologiste latiniste un peu dépassé, un regard poétique et épique sur un voyage imaginé, issu de quelques réalités et enfin une once d’humour sur soi assumé. Un drôle de Monsieur Loyal nous raconte le périple de deux « blancs-becs »en terre picarde. Tels deux « petits princes », un écrivain et un photographe, vont de planètes en planètes et rencontrent des personnages curieux, drôles et pleins d’humanité.
Tel est « L'extraordinaire et (extrêmement) aventureux tout petit voyage au creux de la Somme ». Les scènes s’enchainent, et les voyageurs sont les spectateurs d’une nature humaine décalée et racontée depuis un angle impossible que seul l’imaginaire peut accepter. Tout est doux et réconfortant dans ce texte plein d’amour pour une région et ses habitants ... et comme par le jeu d’un fauvisme intimiste, la toile se fait jour, le visage populaire d’un peuple réuni dans deux territoires qui se jouxtent apparait crescendo. C’est un texte pour un spectacle qui fera la part belle au participatif et à la médiation, mais avant tout une part d’un délire cosmique, musical et animalier où l’on parle le latin, le picard, le haïku et même le cheval !

13.3.12

C'est quoi le Collectif Grand Reservoir?

Le Collectif Grand Réservoir a été créé en juin 2008, par les anciens élèves de la 7ème promotion de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette (2005-2008), tout juste diplômés. Depuis, certains sont partis, d'autres sont venus... Aujourd'hui, le groupe est composé de 16 artistes.

Le Collectif Grand Réservoir regroupe des personnes d’horizons divers (âges, sexes, cultures, pays d’origine) qui ont décidé de défendre ensemble des valeurs communes et de partager des expériences artistiques.

Mêlant différents univers et différentes pratiques, le Collectif Grand Réservoir a l’ambition de soutenir la création d’œuvres diverses, sans les réduire à des genres, des cases ou des étiquettes. Théâtre bien sûr. Marionnette évidemment. Arts Plastiques. Écritures dramatiques contemporaines… Jeune public, public d’âge moyen, vieux public… Et pourquoi pas cirque, danse, musique, rue, performances, cuisine, yoga, buvette, dancing, karaoké, défilé, fanfare…

Le Collectif Grand Réservoir est un espace de rencontres (projets communs, laboratoires, évènements artistiques…), un espace d’échanges (collaborations sur des projets, échange d’informations, de propositions…), un espace de solidarité (conseils, mutualisation, regards, entraide…).

Les artistes du Collectif Grand Réservoir ont à cœur d’aller volontairement à la rencontre de différents publics, particulièrement ceux qui n’ont pas facilement accès à la culture et au spectacle.

A l’heure actuelle, les membres du Collectif Grand Réservoir travaillent sur des projets festifs et artistiques qui verront le jour dans les prochains mois. Ils sont également à l’initiative de nombreux spectacles et petites formes en gestation ou déjà créés.

Enfin, ils sont prêts à accueillir les propositions de projets ou d’évènements que souhaiteraient mettre en place des associations, collectivités, centres culturels, théâtres, festivals…